Pour toi la femme enceinte ou celle qui est déjà passée par là 🌿 Texte 1

"Frédérique Lévesque, maman d'un petit homme de 16 mois et d'un bébé bedaine qui verra le jour sous peu. Massothérapeute, accompagnante à la naissance, ambassadrice du Thalasso bain bébé et passionnée de périnatalité depuis toujours. Faire connaître aux femmes leurs droits, leurs forces et leur beauté est mon but profond! "

 

Ce soir c'était différent. Habituellement, papa s'occupe de t'endormir patiemment pendant que maman relaxe au salon. En fait, c'est toujours papa qui t'endort. Ce soir, il recommençait sa saison de hockey. Je suis donc partie dans ta chambre avec toi mon coco. Tu as bu du lait puis, comme à l'habitude, tu gigotais et tu racontais tout plein d'histoires incompréhensibles pour nos oreilles. À un moment, tu t'es levé et je suis allée te chercher pour te ramener dans ton lit. En m'asseyant, avec toi collé contre moi, je pensais que tu allais te remettre à faire la girouette, mais non. Toi qui as rarement besoin de coller sa maman, ce soir tu as décidé de me gâter. Tu es resté là, collé contre moi, ma bedaine et ton frère. Avec ton petit corps, tu enrobais parfaitement mon ventre. J'ai passé ma main dans tes cheveux tout doucement, je t'ai donné des tonnes de bisous et ton frère t'a même donné de gros coups. Tu es resté là, à respirer calmement, puis tu t'es endormi. Je me suis rendu compte à quel point ça faisait longtemps que je n'avais pas vécu ce beau moment avec toi. Cet instant où tu te relâches complètement, où tu t'abandonnes à nous. C'est là que je me suis mise à pleurer. Égoïstement, j'ai regretté d'avoir laissé tous ces moments à ton père ! J'aurais dû en profiter parce que les derniers mois ont passé à la vitesse d'un éclair et que jamais ils ne reviendront.

 

Bientôt tu deviendras le grand de la famille. Déjà. Je sais que les moments de calme avec toi il y en aura de moins en moins. Mais ce soir, j'ai réalisé que je dois tout faire pour ne plus jamais ressentir de regrets. Plus jamais je ne veux me dire le fameux « j'aurais donc dû ». Parce que quand tu auras 15 ans, c'est de ces moments dont je me souviendrai. Ce sont ces souvenirs qui me feront verser une larme de bonheur. C'est d'eux que je voudrai te parler quand ce sera ton tour d'avoir des enfants. Ces instants où plus rien n'existe mis à part le bonheur de sentir ton petit coeur battre au creux de mes bras. Ces moments où tu remercies le ciel en pleurant de t'avoir donné la chance de connaître le grand amour.

 

Je te fais la promesse que de t'endormir dans mes bras ce n'est pas terminé. Parce que tu es et tu resteras toujours mon bébé. Celui que j'ai gardé au chaud durant 9 beaux mois. Celui qui a vécu de l'intérieur toutes ces émotions que je n'arrivais pas à exprimer. Celui que j'ai aimé d'un amour indescriptible au premier regard. Celui que j'ai passé tant d'heures à regarder dormir et à flatter au risque de te réveiller. Celui que j'ai longuement consolé tant de fois sans réellement savoir la cause de tes pleurs. Celui que je regarde fièrement s'épanouir et devenir le petit garçon que j'ai toujours espéré.

 

Parfois nous devons nous rappeler pourquoi on fait quelque chose ou pourquoi on ne le fait pas. Se remettre en question fréquemment est l'un des plus grands services que l'on peut se rendre. La perfection n'existe pas et elle n'est pas importante. Par contre, être honnête avec sois même c'est primordial !

 

Ce soir, je me suis avoué avoir des regrets vis-à-vis les derniers mois, mais je t'ai aussi fait une promesse. Regarde-moi bien la respecter 😉


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